Accueil Compte Téléchargements Liens Forums Tutoriels F.A.Q. Skins/Themes Modules
Recherche
Menu Principal
Accueil
Articles
Proposer
Archives
Sujets

Membres
Forum
FAQ
Search

Galerie Photo
GeneWeb
Foire aux questions
Tutoriels
Liens
Proposer
Les plus visités
Les mieux notés

Contact
Contactez-nous
Politique du site
Faire un lien

Sites partenaires
Commentaires récents
 ·Le point G existe…
  Ce qu'en pense Fran
 ·Juste parce que j'
  <object width="425"
 ·Coup de filet dans
  L'horreur absolue!
 ·Le lombrinichon sc
  Vous voulez sa phot
 ·Il fallait bien 10
  Vraiment nécessaire
Liens externes récents
 · Retourne au CM1
 · Nominis
 · Petites ignorances ..
 · Mousotron
 · Chez Raph
Sites partenaires
- En vrac - : Vaccination contre la grippe A (H1N1) : ça ne pouvait pas co
 Envoyé par poulopau. le 14/11/2009 14:05:19 (lectures 370)

Paris, le vendredi 13 novembre 2009 – Sans doute dans les couloirs du ministère, doit-on maugréer que pour dissuader les Français de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1), on avait pas besoin de « ça ». « Ca » c’est un cas « probable » de syndrome de Guillain-Barré (SGB), survenu chez une jeune professionnelle de santé vaccinée contre la grippe A (H1N1) avant le 9 novembre. Le communiqué de presse du ministère de la Santé, publié hier dans un souci de transparence sans faille, précise qu’il « s’agit d’une forme modérée et uniquement sensitive, qui a évolué favorablement ». Il a été par ailleurs révélé que la patiente, qui n’a pas été hospitalisée, a présenté des fourmillements dans les extrémités des membres. Le communiqué du ministère ne précise cependant pas si le diagnostic de SGB a bien été confirmé par une ponction lombaire (ce qui serait essentiel).

Bruit de fond

Les pouvoirs publics veulent croire que le jeu de la transparence leur permettra d’éviter un accroissement de la suspicion et de la méfiance, déjà très fortes, à l’égard du vaccin. Aussi, à la révélation de l’information, ont-ils ajouté différentes précisions sur la fréquence du SGB. Ainsi, le communiqué indique que : « Chaque année en France, 1 700 à 1 800 cas de SGB donnent lieu à une hospitalisation, soit cinq par jour ». Citée par le quotidien le Monde, Fabienne Bartoli, adjointe au directeur général de l’AFSSAPS, précise : « La fréquence du SGB est de 2,8 cas pour 100 000 habitants, en dehors d'épisodes épidémiques (1 700 à 1 800 cas par an) ». Nous avions nous même déjà signalé dans un article publié ce lundi 9 novembre que six semaines après l’immunisation, 21,5 cas de Guillain Barré devaient être attendus pour 10 millions de personnes vaccinées (même avec un placebo) en raison de l’incidence naturelle de la maladie, ce que les Américains aiment à nommer « le bruit de fond ».

Plus de risque de développer un SGB après une grippe qu’après avoir été vacciné !

Rien ne peut donc permettre d’indiquer que le syndrome développé par la patiente est lié à la vaccination. Plusieurs éléments viennent même amoindrir plus encore cette thèse. Ainsi, interrogé sur France-Info, Jean Marimbert, directeur de l’AFSSAPS a indiqué que la professionnelle avait « dans les jours qui ont précédé sa vaccination,  (…<img src=" src="http://lapegazule.nours.org/images/smilies/phpbb-wink.gif" /> commencé à développer des symptômes grippaux ». Or, le SGB est lié dans 60 à 70 % des cas à une infection virale ou bactérienne, nous rappelle Fabienne Bartoli. Il peut s’agir d’infection à Campylobacter jejuni, ou d’une infection par un cytomégalovirus ou par le virus d’Epstein Barr, voire par le virus de la grippe.

L’adjointe au directeur de l’AFSSPAS remarque à cet égard : « Une étude française retrouve une incidence de 4 à 7 cas pour 100 000 personnes avec une grippe confirmée ». Bref, la survenue de ce cas, une dizaine de jours après la vaccination, alors que le délai d’apparition d’un SGB potentiellement lié à une vaccination est plus certainement de quatre à six semaines, est pour les spécialistes l’occasion de rappeler que cette maladie peut être une des conséquences de la grippe. Le Professeur Christian Perronne, du Haut conseil de la santé publique avait ainsi indiqué récemment qu’ « il y a soixante dix fois plus de SGB à la suite d’une grippe qu’après une vaccination contre la grippe ».

Les spécialistes hexagonaux ont lu trop vite les rapports des CDC

Les experts français ont d’ailleurs rappelé que ce risque de développer un SGB après vaccination contre la grippe saisonnière, non démontré par toutes les études, ne seraient que de un pour un million de personnes vaccinées. C’est notamment ce que signale Fabienne Bartoli dans le Monde : « Une étude sur la campagne de vaccination contre la grippe porcine en 1976 aux Etats-Unis a dénombré environ un cas pour 1 million de personnes vaccinées ». Les chiffres présents sur le site des Centres de contrôle des maladies (CDC) américains sont cependant moins rassurants. S’ils soulignent qu’avec les « autres » vaccins contre la grippe saisonnière, le « sur » risque de développer un SGB est de un pour million, avec le vaccin de 1976 il aurait été de un sur 100 000. D’ailleurs, l’unique élément inquiétant face au SGB recensé cette semaine en France est qu’il survient alors que seules 50 000 personnes avaient été vaccinées au moment de son apparition.

Pour faire passer le temps, les préfets se font vacciner !

Nul doute en tout état de cause que la révélation de ce cas ne devrait que conforter la majorité des Français dans leur refus d’une vaccination qui a déjà souffert de certaines erreurs de communication. Dans la très grande majorité des centres, hier, les quelques candidats à la vaccination n’ont de fait guère été gênés par les files d’attente. Si certains ont dû rebrousser chemin, c’est qu’ils ont trouvé porte close : les bons envoyés par les CPAM n’indiquant pas les heures d’ouverture. Dans plusieurs gymnases de France, à défaut de vacciner les Français et alors que certains professionnels responsables des centres se montraient parfois eux-mêmes hésitants, les responsables politiques ont souvent donné l’exemple. Ainsi, à Montpellier, dans un des deux centres ouverts (qui a reçu une vingtaine de personnes !), le préfet de Région, Claude Baland, a été vacciné par le maire de la ville, médecin généraliste, Hélène Mandroux.

41 vaccins dans une ville de 144 000 habitants !

Pendant que les responsables locaux jouaient au docteur, à Lille, au centre Saint Sauveur, un médecin des sapeurs pompiers s’inquiétait de l’absence d’adrénaline dans la trousse de secours. Ses craintes auront cependant été calmées par le fait qu’à midi, personne ne s’était présenté au centre ! A Limoux, dans l’Aude, le score n’était meilleur. A 16 h 30, une dizaine de personnes s’étaient présentés, alors que l’on estime que 32 000 prioritaires pourraient avoir déjà reçu leur bon de vaccination. Même statistique à Nîmes, où 41 vaccins ont été administrés durant toute la journée, alors que la ville compte 144 000 habitants et donc probablement, au regard de la population française, près de 15 000 personnes prioritaires. Partout ou presque des centaines de vaccins qui avaient été livrés sont restés sagement dans les frigos. Certaines villes ont cependant servi de contre exemple. Si ce n’est nullement le cas de la capitale où les centres ont été généralement boudés, à Strasbourg, « des gens attendaient devant la porte », tandis que Ouest-France relève une « affluence » inattendue aux Sables-d'Olonne.

540 décès d’enfants aux Etats-Unis depuis l’apparition du virus

Selon le dernier bulletin de l’InVS, on compte aujourd’hui 41 cas graves de grippe A (H1N1), tandis que huit décès supplémentaires ont été enregistrés du 2 au 8 novembre. Aux Etats-Unis, on dénombre désormais 3 900 décès dont ceux de 540 enfants depuis le début de l’épidémie.

 

 

 
Liens relatifs

· Lire plus dans le sujet - En vrac -
· Article par poulopau

Article le plus lu dans le sujet - En vrac -
· ROSET, la ligne continue

Dernier article dans le sujet - En vrac -
· Vaccination contre la grippe A (H1N1) : ça ne pouvait pas co

Format imprimable  Envoyer cet article à un ami